21. NETFLIX – Coups de cœur actuels

Bonjour !

J’ai eu quelques coups de cœur sur Netflix, et je souhaite les partager avec vous. J’espère qu’ils vous donneront envie, et aussi vous plairont. N’hésitez pas à me dire par la suite vos avis, mais aussi à me donner vos recommandations.

Je commence par « BRENE BROWN – The call to courage« .

The call to courage
Un vrai moment de générosité proposé à travers cette conférence donnée par Brené Brown. Elle y parle du pouvoir de la vulnérabilité, du courage qu’il faut pour accepter de se montrer au monde tels que nous sommes et aussi de toute la force que nous pouvons en tirer. Non, être vulnérable, ce n’est pas une faiblesse, bien au contraire. Et cela peut même faire beaucoup de bien ! Pour en savoir plus, je vous invite à regarder cette vidéo. Cette femme est touchante et inspirante. A voir et à revoir autant qu’on en ressentira le besoin. Et bien sûr, à partager autour de soi.

Ensuite, un film français : DIVINES

Divines
Dounia et sa meilleure amie Maimouna, toutes deux adolescentes, se sont fixées un objectif : devenir riches à tout prix. Elles vont pour cela accepter de suivre une dealeuse de drogue reconnue dans leur cité. Oulaya Amamra qui interprète le rôle principal de Dounia est tout simplement EXTRA!! Je suis tombée en amour pour elle. Elle est très touchante dans son rôle, très forte et vraiment très déterminée. Elle vit sa vie à 1000% et n’a peur de rien. J’ai vraiment été marquée par les émotions qu’elle a su incarner et transmettre à l’écran. Divines est définitivement le genre de film français que j’aime regarder, en dehors du registre Comédie. Je vous recommande ce film. Mettez-vous dans votre canapé, une petite boisson pour vous rafraîchir (ou vous réchauffer), avec votre chéri ou votre meilleure amie, et profitez du moment!

Il y a aussi cette série : DARK TOURIST

dark tourist

En français le tourisme noir, le tourisme alternatif, morbide ou encore macabre. Quand certains aiment se prélasser à la mer ou profiter du calme de la montagne pendant leurs vacances, d’autres préfèrent aller dans des endroits insolites, réputés dangereux ou hostiles. Et c’est de cela que traite cette série – en huit épisodes – que j’ai trouvée vraiment très intéressante! En Afrique, rencontre avec le vaudou au Bénin par exemple, au Japon avec le nucléaire, et bien d’autres endroits. C’est vrai que parfois la dérision du journaliste qui se prête à l’aventure peut parfois gêner, mais tout dépend de votre positionnement en tant que spectateur. Personnellement j’ai plutôt bien rigolé. Par contre, j’ai été déçue que certains sujets n’aient pas été développés plus en profondeur – je suis restée sur ma faim sur certains endroits ! Néanmoins d’une façon globale, j’ai trouvé cette série bien sympathique !

Un autre film : LE GARCON QUI DOMPTA LE VENT / THE BOY WHO HARNESSED THE WIND

levent

Une histoire vraie qui se déroule au Malawi. L’histoire vraie de de William Kamkwamba. A cause de la sécheresse, les récoltes sont de plus en plus mauvaises. Passionné de sciences, William du haut de ses quatorze ans se met en tête de construire une éolienne afin d’irriguer les champs de son village et ainsi sauver les habitants de la famine qui les menace. Il ne veut pas attendre que les prières soient exaucées, il veut agir. Et ses efforts seront récompensés ! Un très bel hymne à l’espoir et à la vie !

Et enfin, pour terminer la sélection de ce jour, une drôle de série : SPECIAL

Special

Une série qui traite de l’histoire vraie de Ryan O’connell qui y joue son propre rôle. On bouscule les codes dans cette série. On traite du handicap et de l’homosexualité avec beaucoup d’ironie, voire de cynisme et sans langue de bois. Et personnellement j’adore! Je vous laisse découvrir. Par contre, pourquoi sont-ils si courts ces épisodes?? En moins d’une demi-journée, le tour est fait. C’est dommage! J’en voulais plus, beaucoup plus.

Voilà pour aujourd’hui !
Je vous souhaite plein de bonnes choses.
A bientôt pour d’autres coups de cœur,

Manouchka.

10. BOOK – L’enfant noir, Camara Laye


Camara Laye représente concrètement une belle de mon enfance. Ma scolarité. Le collège! Relire ce livre était dans mes projets depuis plusieurs mois. Je souhaitais me le réapproprier à un âge adulte, plus mûr. Et il faut le dire, L’enfant noir est un intemporel de la littérature africaine. Il se doit d’être lu, si ce n’est relu, et partagé sans modération autour de soi.

Dès la lecture du premier chapitre du roman, une dictée que nous avions eu en classe à l’époque m’est revenue en mémoire. Ma camarade de banc et moi avions beaucoup ri ce jour-là ; le maître (de sport je précise, notre maître de français étant absent) qui nous la faisait ne cessait de prononcer le mot « proximité » en insistant sur le X, répétant à plusieurs reprises « progzimité ». Nous ne cessions d’en rire! C’est fou cette capacité de la mémoire à parfois sélectionner de façon bien précise certains moments forts de notre vie.

Au cours de la dernière Nuit des Idées qui s’est tenue à Paris en janvier de cette année, l’écrivaine Chimamanda Ngozi Adichie a eu à citer Camara Laye à plusieurs reprises. Elle a d’ailleurs partagé que L’enfant noir l’avait fait réaliser combien il était important de raconter des histoires qui parlaient de soi. Camara Laye inspire les plus grands d’aujourd’hui, c’est un fait que personne ne peut contester.

L’enfant noir est un récit globalement autobiographique. Simplement écrit et tellement agréable à lire. Camara Laye y raconte son enfance à Kouroussa en Guinée, auprès de son père forgeron et de sa mère respectée de tous pour ses dons de clairvoyance. Il y décrit les valeurs du respect et de l’obéissance qui se doivent d’être accordées aux aînés, mais aussi la place de la femme dans la famille et dans la société. Il y parle de l’école à Kouroussa, des punitions des maîtres qui exercent de leur autorité avec abus, puis de l’école technique à Conakryf, de l’école du Blanc qu’il aura le privilège de fréquenter plus tard en France. Il y décrit les rites de passage de l’enfance à l’âge adulte, la circoncision. Il se livre sur ces grandes valeurs que sont l’amour et l’amitié.

Un livre vraiment touchant que je suis extrêmement contente d’avoir pu relire aujourd’hui. Ce que j’en retiens, c’est qu’il est important de raconter, raconter notre histoire, nos expériences, nos particularités. Je le recommande bien sûr sans modération à tous ceux qui ont le désir de toucher à l’univers de la littérature africaine classique.

8. BOOK – La triomphante, Teresa Cremisi

Parfois, il arrive qu’on choisisse un livre en se référant uniquement à un résumé inscrit au dos du bouquin, ou encore à un extrait du texte qui donne par avance l’impression d’une lecture qui s’annonce être du feu de Dieu! Et puis finalement, on est presque, ou totalement, loin du compte…

« La triomphante ». Déjà ce titre évoque la puissance d’une femme qu’on a hâte de découvrir, de suivre dans son histoire! L’histoire dans le fond est sympathique : une enfance en Egypte, une adolescence en Italie puis une vie adulte à Paris en France. C’est le parcours familial mais aussi professionnel, ainsi que toutes les difficultés auxquelles aura à faire face cette femme pour se forger une place solide dans la vie. Elle y raconte son aversion pour le mariage, son désir d’indépendance et de liberté.

Le point intéressant de ce roman est selon moi les belles références littéraires qu’on peut y trouver. Si vous êtes curieux et friand de littérature, l’autrice y cite pas mal d’ouvrages références qui l’ont accompagnée tout au long de son cheminement, de sa construction personnelle. Il y a également un côté féministe qui est mis en avant, et que j’ai personnellement bien aimé ; il s’agit de la manière dont l’autrice se sert de sa propre histoire pour rappeler aux femmes qu’il n’est pas nécessaire de s’écraser, de s’effacer pour plaire aux autres, que ce soit sur le plan personnel ou professionnel. Mais au contraire, qu’il est important de s’affirmer, d’affirmer ses choix pour exister de façon authentique. Belle leçon de vie qui peut servir à toutes!

Certains passages m’ont paru intéressant à partager avec vous.

Par exemple :

« Le moment fatidique où « une petite fille devient femme », selon l’expression niaise utilisée par une de mes tantes, survint l’été de mes quatorze ans, à Antibes. J’avais été vaguement prévenue, mais cet écoulement de sang me sembla une catastrophe plus grave que je ne l’avais imaginée. Comment supporter toute la vie une telle contrainte? »

Ou encore :

« Si tu ne peux pas mener la vie que tu veux, essaie au moins de faire en sorte, autant que possible : de ne pas la gâcher dans trop de rapports mondains, dans trop d’agitation et de discours… jusqu’à en faire une étrangère importune.« 

Ou même encore :

« Le matin je louais un vélo et partais vers les phares ou le long du sentier qui surplombait les murazzi, mangeais un sandwich au jambon et aubergine, dormais sur une pierre chaude de soleil, me baignais quand j’en avais envie (en mouillant bien les cheveux, c’est une recette simple pour reprendre goût à la vie), pédalais sans hâte, m’arrêtais selon mon inspiration. »

Comme un petit goût de liberté, de carpe diem, d’hymne à la vie, ne trouvez-vous pas?

Je vous précise qu’il s’agit là d’une autobiographie, superbement écrite je trouve d’ailleurs, l’autrice ayant une très belle plume. Ce que je regrette, c’est l’absence d’intrigue. Hélas, tout est plat, linéaire, il n’y a aucun rebondissement, ce qui au fil de la lecture peut faire naître un certain ennui.

A ce propos aussi, je me pose une petite question : pour être bon, un roman doit-être nécessairement comporter une intrigue?