13. BOOK – A quand l’Afrique, de Joseph Ki-Zerbo

 

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Un soir de week-end entre amis. Nous « chillons » (du verbe « chiller » qui se prononce « tchiler », et fait référence à une attitude cool, décontractée et reposante), nous discutons de tout et de rien. Ne sachant pour quelle raison précise, nous nous retrouvons entraînés dans un débat ardent et passionné autour de l’Afrique et de l’impact de la colonisation sur son développement. Autant vous dire que j’ai été impressionnée par la connaissance et la culture que possédaient certains des participants. Je les ai trouvés très à l’aise avec le sujet, confiants dans leur prise de position et à aucun moment, ils n’ont tari d’arguments ou d’exemples concrets pour appuyer leurs dires. J’étais complètement hypnotisée, admirative de la qualité des échanges et buvais les paroles des uns et des autres en me rendant compte une fois de plus, que la culture était l’un des vêtements le plus luxueux que pouvait porter une personne à mes yeux. Moi aussi je voulais pouvoir tenir ce genre de conversations! C’est à ce moment-là que j’ai eu ce profond désir de lire des ouvrages qui parlent du continent, de son histoire, qui apportent des réponses à des questions précises sur l’origine, l’évolution, le développement, la culture de la Terre mère. C’est bien de lire des romans, de lire du développement personnel, mais lire des livres d’histoire sur l’Afrique lorsqu’on en est originaire (si possible écrite par des africains eux-mêmes), c’est également très bien! Pour avoir une meilleure vision du lendemain, pour comprendre ce que nous vivons aujourd’hui dans nos pays africains, dans nos cultures, il est primordial d’avoir une notion claire du passé. Et les réponses à toutes ces zones d’ombre se trouvent dans les livres, dans les bons livres.

Je n’ai pas perdu de temps, quelques jours plus tard je me suis rendue dans une de mes librairies favorites (avec la ferme intention de m’y ruiner comme à chaque fois que je m’y rends!). Devant le rayon dédié à la littérature africaine, j’ai hésité devant toute une pile de bouquins et ai finalement choisi un livre qui me paraissait assez simple à lire et à la fois suffisamment intéressant pour que j’en apprenne quelque chose. « A quand l’Afrique? », un titre qui appelle à la réflexion, à la remise en question, au questionnement ; voilà qui me semblait idéal pour une première lecture à peu près « sérieuse ».

L’ouvrage se présente sous la forme d’une interview entre Joseph Ki-Zerbo, historien et homme politique burkinabè, et René Holenstein, docteur en histoire et spécialiste des questions du développement. De nombreuses questions relatives à l’Afrique y sont abordées, comme la mondialisation, la démocratie et la gouvernance, les droits des hommes et des femmes, le tout sous fond d’histoire postcoloniale et de critiques sur le néocolonialisme. L’ouvrage se lit relativement vite, mais je pense personnellement qu’il faut prendre le temps d’analyser les échanges entre les deux hommes, prendre des notes si nécessaire (on y trouve un riche vocabulaire!) et poser, pourquoi pas, la réflexion.

J’ai trouvé la totalité de l’ouvrage très intéressante, très instructive et nourrie en informations sur l’Afrique telle qu’elle fonctionnait avant la traite négrière et la colonisation. Joseph Ki-Zerbo y explique toute la force dont disposait l’Afrique à travers sa culture – et par conséquent, à quel point le continent est pénalisé par le développement importé de l’Occident qui ne s’aligne pas toujours avec ses valeurs et ses traditions originelles – et comment il est important pour les générations actuelles de retrouver leurs racines si elles espèrent redonner un jour la place qui revient au Continent dans le monde. Il analyse l’importance pour l’Afrique de travailler avant tout sur un développement endogène, ce qui appelle obligatoirement à une unité entre les pays africains. Il aborde également la place des langues africaines dans l’éducation. J’ai été intéressée par beaucoup de passages, je ne pourrai pas tous les citer, mais en particulier par celui où il est question du droit des femmes ; l’historien burkinabè y raconte la place de la femme africaine dans la société avant l’arrivée des colons, il y décrit son indépendance, sa force, son pouvoir et son influence dans l’économie ou les prises de décisions importantes par exemple. Certains diront : le bon vieux temps !

Il faut savoir que bon nombre d’argumentations dans cette interview renvoient à l’exemple du Burkina Faso, d’où est originaire Joseph Ki-Zerbo. Pour ma part, j’ai trouvé cela instructif car il reprend l’histoire du Pays des hommes intègres et parle également de Thomas Sankara. Cependant, j’avoue que j’aurai bien aimé que d’autres états y soient évoqués, afin de diversifier les points de vue.

De façon générale, ce fut un très bon livre.
Je continuerai sur ma lancée Littérature Africaine, c’est sûr!
Si vous avez des recommandations de bouquins, n’hésitez pas à les partager en commentaires.

A bientôt!!

 

12. BOOK – La puissance du féminin, de Camille Sfez

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C’est le genre de livre que j’offrirai sans hésiter à mes petites sœurs ou à ma filleule le jour où elles seront en âge de saisir la profondeur du sujet. Notre féminité nous est malheureusement, et bien souvent, si étrangère. Nous n’en saisissons que très rarement l’aspect sacré ; il peut même nous sembler complètement farfelu dans certains cas. Quel gâchis penseraient certaines… En lisant chacune des pages de cet ouvrage, j’ai pris conscience et (re)découvert de nombreux aspects de ma nature, ma nature féminine, mon moi intérieur, que si souvent j’ai négligé par ignorance. Je partage avec vous certains points qui je l’espère, vous donneront envie de le lire à votre tour.

L’auteure Camille Sfez a su trouver les bons mots et le ton adéquat pour aborder des thèmes tels que les règles, le pardon, le tabou autour de la maternité ou des IVG ou encore la prière, le tout avec beaucoup de bienveillance vis-à-vis du lecteur (plus précisément de la lectrice). Lorsqu’elle explique l’importance pour une femme de mettre en place des rituels dans sa vie, par exemple lors de ses règles, ainsi que la nécessité de s’accorder du temps et du repos, je me suis rendue compte que jamais je n’avais porté un tel regard sur mon corps pendant ces périodes dites lunaires (avec ses règles, « avoir ses lunes »), sauf lorsque j’y étais contrainte. Bien souvent, je ne me repose pas, je force même la machine en faisant du sport ou de gros travaux ménagers, comme si m’occuper intensément me faisait oublier le moment présent. Pire, il arrive parfois que je profère à mon utérus des paroles de colère et de désapprobation. A travers des phrases simples et un style fluide, le rappel nous est fait au travers de ces pages la nécessité de porter un regard doux et indulgent sur notre matrice. Et ça fait du bien.

Il y est donc question de l’intérêt pour les femmes de faire la paix avec leur corps physique, mais aussi avec leur masculin intérieur et avec les hommes importants de leur vie. On y parle également des énergies sacrées échangées lors des rapports sexuels, de la spiritualité de façon générale et en particulier du divin qui habite en nous en tant qu’être humain, de la mémoire des femmes de notre lignée, de celles qui ont vécu avant nous et de l’importance de réfléchir à leur existence passée : pensons-nous qu’elles aient souffert? comment ont-elles été aimées? quelles ont été leurs cicatrices et leurs souffrances qui aujourd’hui peuvent indirectement impacter le tracé de nos vies de femmes? Autant de volets auxquels je ne porte pas suffisamment d’attention et de réflexion, et pour lesquels j’ai pris relativement conscience grâce à cette lecture.

De façon brève, cet ouvrage que Camille Sfez nous offre a pour vocation d’aider les femmes à faire la paix avec leur corps, à révéler leur féminin profond grâce à des rituels et à renouer avec leur puissance « sauvage », celle-là même non lissée par la société et ses diktats. Il est vrai que beaucoup parmi nous sont façonnéess par notre éducation principalement, mais parfois aussi par les autres, leurs attentes, leur regard qu’ils peuvent porter sur nous. On décide pour nous depuis notre plus jeune âge. Notre prénom est la première étiquette que l’on nous colle. On nous inculque ce qui semble être bon et juste pour nous. Mais combien sommes-nous à véritablement savoir nous détacher de tout cela, porter un regard critique sur notre existence et avoir conscience de notre féminité telle que définie, entre autres, dans cet ouvrage?

Je sais que pour ma part, j’ai encore beaucoup à apprendre et que je reste curieuse de tout ce que peut être ma féminité. Je sais aussi qu’il est important d’apprendre aux jeunes filles à se conscientiser suffisamment tôt de tous ces sujets et qu’il est capital de leur fournir les moyens d’y parvenir.

Pour finir, je note ce bouquin d’un joli 9/10 et vous invite à vous en procurer un exemplaire si vous ne savez pas vraiment quoi bouquiner cet été.

 

11. BOOK – De l’éducation des femmes, Choderlos De Laclos

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Bonjour !

Un nouveau bouquin à partager avec vous. Ces temps-ci je lis beaucoup. En tout cas je fais au mieux pour lire régulièrement. Je trouve du temps, je m’organise, j’essaye d’être méthodique pour tirer profit et plaisir combinés au maximum de tous les bouquins que j’ai sous la main.

Avant de vous parler de cet ouvrage et de vous livrer mon ressenti, laissez-moi vous poser une question : certains parmi vous auraient déjà eu la chance de lire « Les liaisons dangereuses » du même auteur? Car dès le début de ma lecture, cette œuvre clairement de référence mais aussi taxée d’ouvrage licencieux, y est mentionnée. « De l’éducation des femmes » en serait une paradoxale continuité. Par conséquent, j’ai eu le désagréable sentiment d’avoir loupé quelque chose d’important, de commencer un plat de résistance sans être passé au préalable par l’entrée. Cela n’est pas bien grave me direz-vous, étant donné que je pourrai toujours me rattraper plus tard.

Venons-en donc à L’éducation des femmes !

Un tout petit recueil de 120 pages, mais ne vous laissez pas avoir par sa petite taille. Ce livre est un colosse.

Sa lecture est loin d’être relaxante. En tout cas, pour ma part, elle n’a pas été un moment de relaxation. Elle demande une certaine concentration, et je dois également admettre une chose : elle fait appel au sens critique à quasiment toutes les pages. Je me suis donc vue prendre plein de petites notes sur des points que je trouvais vraiment très intéressants, chose que je ne fais pas toujours selon les livres que j’ai en main.

En ce qui concerne la structure de l’ouvrage, elle se décline en trois parties : tout d’abord un extrait de discours prononcé le 1er mars 1783 (eh oui! il ne date pas d’hier) sur la question de l’éducation des femmes proposée par l’académie de Châlons-Sur-Marne, puis un essai sur les femmes et leur éducation et enfin pour terminer, une troisième partie consacrée à la lecture comme solution pour permettre aux femmes d’accéder à l’éducation.

Le discours prononcé le 1er mars 1783 pour répondre à la question suivante : Quels seraient les meilleurs moyens de perfectionner l’éducation des femmes ? A cette interrogation, la réponse de l’auteur est claire : il n’en existe aucun! Tout simplement parce que la femme est selon lui assujettie aux hommes, aux lois, à la société, et par conséquent esclave du système. Comment ce même système pourrait-il donc lui offre une éducation ? Il parle de paradoxe. Et quand on y réfléchit bien, je trouve pour ma part qu’il a raison. Quand par exemple, on ramène une telle analyse à notre société actuelle, on remarque combien il est encore difficile pour les femmes de s’affranchir du patriarcat. Pendant que des combats sont menés à travers le monde entier pour apporter aux femmes toujours plus d’indépendance, de liberté, de moyens pour qu’elles puissent se prendre en main, on constate qu’il persiste bon nombre de déséquilibres dans la société : les différences de salaires entre hommes et femmes pour un même poste, l’impossibilité dans certains endroits du monde pour la femme de disposer de son propre corps (droit à la contraception ou à l’avortement), les violences et j’en passe, la liste est longue. On encourage les femmes à recevoir une éducation, mais en face, la société est réticente à revoir son modèle de fonctionnement pour permettre à la femme de jouir pleinement de cette éducation qu’elle tient à lui offrir. Pour l’auteur, l’éducation développe les facultés certes, mais l’esclavage les étouffe. Il a raison De Laclos !

Puis vient une dissertation de douze chapitres sur la description, l’analyse et les louanges de la femme dite « naturelle », en opposition à la femme « sociale » et « civilisée ». Dans cette deuxième partie de l’ouvrage, l’auteur explique l’impact négatif qu’a eu la société sur les Hommes en général, sur la femme en particulier. Il y explique que d’origine, la nature est bien faite et que les hommes et les femmes viennent avec tout ce dont ils ont besoin pour bien vivre.  Cependant, la société vient modifier le cours des choses en créant des besoins et des nécessités, qui aboutissent sur des complexes, là où auparavant tout était naturellement équilibré. C’est dans ce sens qu’il y écrit : « La nature ne crée que des êtres libres ; la société ne fait que des tyrans et des esclaves. » Ce qui m’a toutefois dérangée dans cette partie, c’est la manière dont la femme peut y être décryptée à l’instar d’un simple animal ou d’une bête de foire. La femme, à certains passages, est comparée à des fruits de campagne (naturelle) ou de serres chaudes (sociale). J’ai trouvé cela personnellement assez gênant. Était-ce dans les mœurs des années 1780 de tenir de tels discours? Par la suite, toujours dans cette deuxième partie, l’auteur met en avant la position de victime des femmes, opprimées et esclaves des hommes et de la société, expliquant qu’elles auraient cédé et non adhéré à ce contrat social, se lançant aller à leur confiance accordée aux hommes quand ceux-ci leur faisaient croire à un travail d’équipe et un soutien mutuel. Il faut à présent sortir de cet avilissement et regagner la liberté en misant sur l’éducation. L’auteur donne par ailleurs certains conseils (que j’ai trouvés fort intéressants!) pour être « belle », tout en rappelant que la beauté est quelque chose de très relatif et subjectif, comme par exemple ne pas s’exposer au soleil au risque de s’abîmer la peau, ne pas se nourrir de façon malsaine, ne pas abuser d’alcool et de spiritueux, bien dormir, etc. Bref, des conseils pour prendre soin de soi! Ces suggestions et consignes pourraient très bien s’appliquer à toutes les femmes du monde actuel qui le désirent, selon leurs besoins respectifs.

Enfin, dans la troisième et dernière partie, De Laclos présente toute une méthodologie destinée aux femmes (mais aussi aux hommes par extension) pour accéder à l’éducation par la lecture. Il y détaille l’importance d’apprendre à lire les bons ouvrages et ainsi se cultiver efficacement. L’auteur y recommande entre autres les philosophes grecs, romains ou encore la littérature juive. Appliquée à notre société actuelle, cette partie est tout à fait intéressante et riche en enseignements et mérite d’être étudiée de façon plus approfondie en tenant compte des réalités de tout un chacun. Etant moi-même une grande amatrice de livres, je ne peux qu’appuyer les dires de l’auteur quand par exemple il avance qu’il faut lire de tout et ne jamais cesser de s’instruire, qu’il faut savoir s’intéresser à tout genre de livres, des romans aux livres de poésie en passant par le théâtre, etc. A méditer !

Pour finir cette revue, je peux clairement affirmer que nous étions bien loin du roman de société dont je suis si friande. En l’achetant, je savais qu’il serait intéressant mais aussi créateur de réflexions. J’ai eu le sentiment d’étudier un texte, de l’analyser de façon continue et cela a été très plaisant. Au début je me suis demandé si un homme pouvait ainsi parler au nom des femmes, était-il le mieux à même de dire ce qui était bon pour les femmes ? Et finalement, oui, je pense que oui, et je suis même d’avis pour dire que plus d’hommes devraient aujourd’hui sensibiliser et prendre cette problématique comme la leur pour aider les femmes à s’affranchir, à gagner leur indépendance. Je n’invente en rien l’eau chaude : il n’y a pas que de femmes féministes, les hommes sont tout aussi concernés par le sujet sinon voire plus! L’éducation est primordiale pour les femmes. Ce n’est donc pas un sujet nouveau comme nous pouvons le constater, mais bien une priorité qui traverse les époques et pour laquelle continuent de se battre des millions de personnes au quotidien. Donnons la chance à nos filles, à nos sœurs, à nos nièces de s’instruire, apprenons leur la curiosité formatrice afin qu’elles soient armées pour affronter ce monde, même si comme le souligne l’auteur, le système ne profite toujours pas à toutes les femmes en dépit du fait qu’elles aient la connaissance. Il ne faut rien lâcher, il faut continuer, et surtout appeler à la sororité pour faire bouger les choses. Rester en alerte, continuellement s’instruire, se former, se battre. Je recommande ce petit bouquin à tous, particulièrement à ceux qui sont sensibles à la question féministe : je suis certaine qu’il peut amener à des discussions enrichissantes et variées autour des questions que soulève le féminisme à travers les années, de 1783 à nos jours.

A bientôt !

 

 

10. BOOK – L’enfant noir, Camara Laye


Camara Laye représente concrètement une belle de mon enfance. Ma scolarité. Le collège! Relire ce livre était dans mes projets depuis plusieurs mois. Je souhaitais me le réapproprier à un âge adulte, plus mûr. Et il faut le dire, L’enfant noir est un intemporel de la littérature africaine. Il se doit d’être lu, si ce n’est relu, et partagé sans modération autour de soi.

Dès la lecture du premier chapitre du roman, une dictée que nous avions eu en classe à l’époque m’est revenue en mémoire. Ma camarade de banc et moi avions beaucoup ri ce jour-là ; le maître (de sport je précise, notre maître de français étant absent) qui nous la faisait ne cessait de prononcer le mot « proximité » en insistant sur le X, répétant à plusieurs reprises « progzimité ». Nous ne cessions d’en rire! C’est fou cette capacité de la mémoire à parfois sélectionner de façon bien précise certains moments forts de notre vie.

Au cours de la dernière Nuit des Idées qui s’est tenue à Paris en janvier de cette année, l’écrivaine Chimamanda Ngozi Adichie a eu à citer Camara Laye à plusieurs reprises. Elle a d’ailleurs partagé que L’enfant noir l’avait fait réaliser combien il était important de raconter des histoires qui parlaient de soi. Camara Laye inspire les plus grands d’aujourd’hui, c’est un fait que personne ne peut contester.

L’enfant noir est un récit globalement autobiographique. Simplement écrit et tellement agréable à lire. Camara Laye y raconte son enfance à Kouroussa en Guinée, auprès de son père forgeron et de sa mère respectée de tous pour ses dons de clairvoyance. Il y décrit les valeurs du respect et de l’obéissance qui se doivent d’être accordées aux aînés, mais aussi la place de la femme dans la famille et dans la société. Il y parle de l’école à Kouroussa, des punitions des maîtres qui exercent de leur autorité avec abus, puis de l’école technique à Conakryf, de l’école du Blanc qu’il aura le privilège de fréquenter plus tard en France. Il y décrit les rites de passage de l’enfance à l’âge adulte, la circoncision. Il se livre sur ces grandes valeurs que sont l’amour et l’amitié.

Un livre vraiment touchant que je suis extrêmement contente d’avoir pu relire aujourd’hui. Ce que j’en retiens, c’est qu’il est important de raconter, raconter notre histoire, nos expériences, nos particularités. Je le recommande bien sûr sans modération à tous ceux qui ont le désir de toucher à l’univers de la littérature africaine classique.